Le Mans

Retour sur la victoire Mercedes-Benz de 1952.

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2012 est l’année de la 80ème édition des 24 Heures du  Mans, disputées pour la première fois en 1923, mais c’est aussi le  60ème anniversaire de la première victoire au Mans de Mercedes-Benz, la firme allemande réussissant même le doublé en cette année 1952, avec la victoire de Herrmann Lang et Fritz Riess devant Theo Helfrich et Helmut Niedermayr, ces deux équipages étant au volant de Mercedes 300 SL (W194), possédant un moteur 3 litres.

 

Le constructeur allemand est revenu aujourd’hui sur cette victoire historique. Alors que les Mercedes-Benz s’étaient imposées un peu partout  à travers le monde, les 24 Heures du Mans manquaient à leur palmarès.

 

Les Mercedes 300 SL (Série W 194) avaient été présentées le 12 mars 1952, dix exemplaires de ce modèle étant construits pour la saison.

 

La préparation de l’épreuve mancelle avait en fait débuté un an auparavant. Pour faciliter le freinage au bout de la ligne droite des Hunaudières, Mercedes-Benz avait un temps songé à utiliser un aileron rétractable en aluminium, mais abandonna finalement cette idée pour 1952. L’idée sera reprise pour l’édition 1955, année de sinistre mémoire pour Mercedes et pour Le Mans, avec un important volet sur l’arrière, servant d’aérofrein.

 

Cette année 1952 est également l’année des fameuses portes papillons (ailes de mouette -gullwing- pour les britanniques). Mr Acat, le Commissaire Sportif de l’ACO de l’époque avait estimé insuffisante l’accessibilité des Mercedes 300 SL. Afin de couper court à toute réclamation éventuelle, Mercedes-Benz modifia l’ouverture des portes, ce qui donna naissance à ces portes papillons.

 

Trois 300 SL étaient engagées, avec une robe gris métallisé habituelle des « flèches d’argent », mais avec des bandes de couleur autour du radiateur pour les différencier :

  • - Rouge pour la 300 SL n°20 (châssis 0009) de Helfrich/Niedermayr
  • - Bleue pour la 300 SL n°21 (châssis 0007) de Lang/Riess
  • - Verte pour la 300 SL n°22 (châssis 0008) de Karl Kling/Hans Klenk

 

Au départ de la course en juin, alors que les Mercedes restaient en retrait, les premières places étaient occupées par la Ferrari 250S Berlinetta de la Scuderia Ferrari pilotée par Alberto Ascari et la Ferrari 340 America engagée par Luigi Chinetti pilotée par André Simon, les Jaguar C n’étant pas très loin des Ferrari. La Ferrari de Ascari abandonnait après deux heures de course, embrayage hors d’usage, les Jaguar C officielles de Stirling Moss/Peter Walker et de Peter Whitehead/Ian Stewart, ayant elles aussi abandonné.

 

André Simon restait donc au commandement, devant la Gordini T15S 2,3 litres de Jean Behra/Robert Manzon. Les deux français plaçaient la Gordini en tête en début de soirée. Une des Mercedes était retardée, celle de Kling, pour un dysfonctionnement de l’alternateur et elle perdait dix minutes au stand. La Mercedes n°22 allait devoir s’arrêter une nouvelle fois pendant plus d’un quart d’heure avant que Hans Klenk n’abandonne peu après minuit.

 

La Gordini de Behra/Manzon était toujours leader, mais allait bientôt connaître des soucis à son tour. Pierre Levegh, à bord de la Talbot T26 4,5 litres passait en première position, suivi à près de cinq tours par la Mercedes-Benz n°20 de Helfrich/Niedrmayr.

 

A midi, alors que 19 concurrents seulement sur les 57 partants étaient encore en course, Pierre Levegh était toujours en tête et n’avait pas encore cédé le volant à son coéquipier René Marchand depuis le départ !! Il précédait les deux Mercedes-Benz restantes. Levegh persistait à ne pas vouloir se faire relayer par Marchand et alors qu’on entrevoyait l’exploit pour le pilote français, un boulon de vilebrequin cassait sur la Talbot qui devait abandonner entre Arnage et Maison Blanche. On sait que Pierre Levegh se tua lors de l’édition 1955 au volant d’une Mercedes-Benz 300 SLR officielle  après que sa voiture ait heurté l’Austin-Healey de Lance Macklin en perdition et se soit écrasée sur  le muret séparant la piste des spectateurs. Les débris de la  Mercedes projetés dans la foule causèrent la mort de 84 spectateurs.

 

Dès lors la voie était libre pour les 300 SL. En début de matinée, c’est la n°20 de Helfrich qui était devant la voiture sœur, mais une faute de pilotage de Helfrich permit à Herrmann Lang de passer devant avec la n°21. Herrmann/Riess l’emportaient finalement avec un tour d’avance sur la 300 SL de Helfrich/Niedermayr.

 

A noter que deux Mercedes-Benz 300 SL 1955 sont engagées cette année dans le plateau 2 de Le Mans Classic.

 

D’après le communiqué de Mercedes-Benz,

 

Claude Foubert

 

 

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