European Le Mans Series

Olivier Quesnel : Nous sommes à Spa pour finir notre préparation

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Après nous avoir confirmé la présence de Peugeot Sport lors de la prochaine manche des Le Mans Series en Algarve et son souhait d’être présent au Petit Le Mans , Olivier Quesnel est revenu pour nous sur les autres sujets concernant l’actualité de son équipe.

 

Quel est l’objectif du Team Peugeot Total en participant à ces 1000 km de Spa ?

“C’est notre répétition générale avant les 24 Heures du Mans. Le but est d’entraîner l’équipe technique et de donner du temps de roulage aux pilotes qui connaissent le moins la 908.
Mais j’espère aussi que nous ramènerons deux voitures intactes à Vélizy après la course. Je n’étais pas encore intégré au team l’an passé à la même époque mais une chose est sûre, je ne souhaite pas connaître le rush qu’ils ont enduré après les 1000 km et la destruction d’une voiture…
(Au vu du rythme très prudent adopté par les pilotes Peugeot sur la piste spadoise lors des essais libres, on comprend que la consigne est visiblement très bien passée… NDLR) Dans le même état d’esprit, nous n’hésiterons pas à stopper une voiture et à sacrifier son résultat en course si elle connaît une petite alerte afin de le comprendre et de le parer. Nous sommes ici en préparation pour Le Mans et nous ne dévierons pas de cet objectif.
Dernier point, nous allons également rouler pour la première fois en course avec le lest supplémentaire de 30 kg. Ce surpoids peut entraîner des problèmes de fragilité sur les 24 Heures, nous devons donc valider les pièces.”

 

Que pensez-vous justement de ce réajustement imposé par l’ACO ?

“Je pense avant tout qu’il est regrettable de tout changer à 6 semaines de cette épreuve. Ce délai est un peu trop court étant donné ce qu’il nous impose en terme de travail et je pense que l’on ressent la même chose chez nos amis de Audi. En plus, il est dit que ce réajustement est basé sur ce qui a été vu en course à Sebring et Barcelone. Or je ne vois pas en quoi ces deux courses peuvent servir de base de référence. Nous n’étions pas à Barcelone et nos adversaires du Mans hormis Audi n’étaient pas à Sebring… Honnêtement, nous n’avons pas compris cette mesure.”

 

Initialement, vous deviez venir ici avec trois voitures et l’équipe au grand complet. Finalement, vous n’avez aligné que deux 908. Quel est la raison de ce choix ?

“Les 30 kg justement. Nous souhaitons refaire une simulation de 30 heures avant Le Mans pour nous assurer de la tenue de nos éléments mécaniques et cela n’était pas prévu. Cela nous pose des problèmes logistiques et nous avons dû nous concentrer sur deux 908 ici.” (NDLR : La décision de Peugeot Sport avait pourtant été officialisée avant l’annonce du rééquilibrage de l’ACO)

 

Comment sentez-vous votre équipe à la quelques semaines du grand rendez-vous manceau ? C’est un peu la dernière chance de s’imposer pour la 908, la pression doit être intense ?

“Je ne ressens pas une pression particulière sur l’équipe. Nous savons que nous avons fait le maximum de ce que nous pouvions faire. A partir de là, on reste serein. C’est si nous n’avions pas eu le temps de faire tout ce que nous souhaitions que nous serions sous pression. Maintenant, la course délivrera son verdict. On sait que tout peut se passer mais quoi qu’il arrive, nous n’aurons guère de reproches à nous faire.”

 

Et au niveau des administrateurs de l’entreprise, ressentez-vous une pression particulière ?

“Un soutien, oui, une pression, non. La famille Peugeot sait très bien que gagner une course n’est jamais gagné d’avance. Elle comprend très bien que la victoire puisse nous échapper. C’est la raison pour laquelle l’avenir du programme sportif Peugeot Sport ne dépend pas du résultat du Mans. Autant la crise financière nous place dans une situation forcément délicate, autant les résultats sportifs ne vont pas influer.”

 

Certaines rumeurs laissent entendre un possible rapprochement géographique entre les deux entités Citroën Racing basé à Satory et Peugeot Sport qui est à Vélizy. Qu’en est-il exactement ?

“De mon point de vue, je trouve que ça aurait du sens au niveau de la synergie que l’on attend de nous et de la réduction des frais de structure. En plus les équipes dirigeantes s’entendent très bien donc je pense que ça ne pourrait avoir que du bon.”

 

En attendant, la patron a la double casquette gardera un œil attentif sur le toboggan des Ardennes, histoire de s’assurer que ses pilotes lui ramènent bel et bien deux autos en bon état dimanche soir…

 

Laurent Chauveau

 

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