European Le Mans Series

Spa : Peugeot signe son retour par une victoire.

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Absent des 1000km de Barcelone, Peugeot effectuait son retour en Le Mans Series. Avec deux 908, le Lion faisait logiquement figure de favori. L’équipe française a confirmé son statut en remportant les 1000km de Spa, Pagenaud/Minassian/Klien s’imposant, sans forcer, au terme d’une course rondement mené.

 

Après la victoire d’Aston Martin lors de l’ouverture du championnat en Espagne, la technologie diesel est de retour sur la plus haute marche du podium. Mais l’écart n’est pas aussi important que l’on aurait pu le croire et cela pour plusieurs raisons : d’une part, les 908 embarquaient pour la première fois 30kg de lest, elles avaient des buses de ravitaillements au diamètre réduit et surtout les pilotes avaient pour consigne de ne pas prendre de risque. Cela étant, il n’y aura qu’une seule Peugeot dans le tiercé de tête à l’abaissement du drapeau à damiers. Car si Simon Pagenaud, étincelant dans les Ardennes belges, Nicolas Minassian et Christian Klien ont fait un sans faute, la voiture sœur a perdu tout espoir de bien figurer après un contact avec une autre voiture qui a coûté plusieurs tours (changement d’un triangle de suspension).

 

Derrière, la bagarre a fait rage au gré des cinq neutralisations. Après un départ mouvementé, Aston Martin est remonté sur la tête du peloton, avant de rentrer dans le rang petit à petit. Sans connaître de gros problèmes, les deux protos anglais ont multiplié les petits arrêts au stand. De quoi laisser Pescarolo Sport et ORECA s’expliquer entre eux. Tandis que la ORECA n°10 a rapidement perdu deux tours suite à une crevaison, la n°11 a échangé la deuxième place avec la Pescarolo n°16 très à l’aise ici, les deux autos étant dans une stratégie décalée. Elles se sont finalement retrouvées au coude à coude au bout de 4h de course, avant que la n°11 de Lapierre/Panis ne soit retardée par un accrochage avec la WR. Boullion/Tinseau filaient ainsi vers la deuxième marche du podium, la voiture sœur des Verts ayant été victime d’une grosse sortie piste un peu plus tôt (jante cassée semble-t-il).

 

Cependant, l’ORECA ne grimpera pas sur le podium. A dix tours de l’arrivée, la n°10 sortait de la piste à Blanchimont, causant l’ultime apparition de la voiture de sécurité. La n°11, elle, devait effectuer un « Splash », mais Olivier Panis se retrouvait bloqué en bout de pitlane par le feu rouge. L’Aston Martin 007 de Mucke/Charouz/Enge sautait sur l’occasion pour retrouver le tiercé de tête, tandis que la 009 complétait le quinté.

 

Les Audi R10 n’ont guère été plus en vue qu’à Barcelone. Mais elles auront eu le mérite d’être moins décevantes. Elles se classent finalement 6e et 7e, distancées toutefois par les meilleures Essence à la régulière. Une nouvelle fois compétitive, la Lola-Aston Martin du Speedy Racing/Team Sebah se classe 8e en LMP1 après quelques problèmes mécaniques.

 

Du côté des autres catégories, la Porsche RS Spyder reste invaincue en Le Mans Series. Pour son retour dans le championnat, le proto allemand s’est imposé mais cela ne s’est pas fait sans difficulté. Au cours de son premier relais, Manu Collard a longtemps été à la bagarre avec la Lola Speedy/Sebah de Xavier Pompidou. Les deux voitures, pilotées ensuite respectivement par Casper Elgaard et Jonny Kane ne se sont pas quittées. Elles étaient encore roue dans roue après le dernier safety car, Christian Poulsen résistant dans les dernières boucles à Benjamin Leuenberger. Après la déception de Barcelone, Speedy/Sebah rebondit ainsi avec une belle deuxième place derrière Team Essex, même si la victoire était envisageable…

 

Troisième en Catalogne, la Lola n°29 de Racing Box termine de nouveau à cette position. Elle précède dans sa classe la Zytek Barazi-Epsilon, ainsi que la Pescarolo n°35 du OAK Racing, meilleure représentante du clan Mazda. Leader durant les premières boucles, la Ginetta-Zytek du Quifel-ASM a rapidement connu des ennuis mécaniques, notamment suite à une poussette d’une autre voiture.

 

En GT1, c’est la stratégie sous safety car qui a fait la différence. Si la Lamborghini du IPB Spartak Racing semblait un ton en dessus en performance pure, la Corvette du team Luc Alphand Aventures a été la meilleure dans la gestion des neutralisations, de quoi permettre à Alphand/Goueslard/Moreau de goûter aux joies de la victoire pour la première fois de la saison. Troisième et dernier concurrent de la catégorie, l’Aston Martin JetAlliance a été reléguée à plusieurs tours après un changement de boîtier électronique causant des coupures moteurs.

 

Felbermayr-Proton et JMW se sont une nouvelle fois disputée la victoire en GT2. La Porsche de Lieb/Lietz avait pris l’avantage avant d’être victime d’une crevaison. Les deux hommes sont parvenus à combler le temps perdu et ils étaient au coude à coude avec Bruni/Bell. C’est alors que le tandem de la Ferrari/JMW a connu un problème au niveau de la roue arrière gauche. Le succès a définitivement basculé du côté de Felbermayr-Proton sur ce fait de course, JMW étant même relégué au troisième rang. Auteur d’une course régulière, le Team Modena hérite de la deuxième place. Farnbacher échoue au pied du podium, permettant à Ferrari de placer trois F430 dans le quarté. Quant à Spyker, l’escadron se classe à une honorable cinquième position, devant la Porsche/IMSA Performance.

 

Les classements, provisoires en attendant les vérifications techniques, sont ici.

 

Anthony Megevand

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