European Le Mans Series

Cockpit : Aux commandes de la Ginetta-Zytek…

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Certes, la Ginetta-Zytek 09S/2 du Quifel-ASM Team n’a pas décroché un second podium consécutif en LMP2. Mais la nouvelle arme de l’équipe portugaise a une nouvelle fois montré un potentiel certain, Olivier Pla menant durant plusieurs tours l’épreuve devant la Porsche du Team Essex, future vainqueur, et la Lola B08/80 du Speedy Racing/Team Sebah, deuxième de l’épreuve. Le pilote toulousain a par ailleurs réalisé le meilleur tour en course, preuve que la Ginetta-Zytek est l’une des voitures actuelles les plus performantes ! Après les 1000km de Spa, Olivier Pla nous a proposé de découvrir le cockpit du proto britannique… en s’installant aux commandes !

 

La première impression est simple : on se sent parfaitement bien dans la Ginetta-Zytek ! Réputé pour être l’un des plus étroits des LMP2-ouverte, le cockpit est pourtant plutôt confortable. Il est en tout cas moins compliqué d’y rentrer que dans celui de la Porsche RS Spyder… Pour ne rien gâcher, le pédalier était parfaitement ajusté pour moi (un peu moins pour Julie ;-) : une coïncidence sympathique qui m’a permis de tester un peu les pédales. Celle des freins est très dur. Celle de l’accélérateur beaucoup moins. En revanche, il ne faut pas avoir de trop grands pieds, sous peine de toucher une partie du cockpit avec le bout de la semelle…

 

Du coup de la vision, la 09S/2 a un nez plutôt bas, contrairement à celui de la RS Spyder par exemple. Au volant, on ne distingue donc que les persiennes, mais pas le bout du capot. Qu’importe, puisqu’en piste il faut regarder au loin. La position des jambes est relativement agréable, et bien loin de celle de l’Acura ARX-02a : Simon Pagenaud nous avait confié que ses genoux étaient proches du volant !

 

Le volant justement, il est relativement imposant. Commençons par le bas. A droite, la molette « TC » correspond au réglage du Traction Control. Olivier roule régulièrement en position 1 ou 2, les positions qui utilisent le moins le contrôle de la traction. A gauche, le bouton « Steer » permet de gérer la dureté de la direction assistée. Elle est utilisée lors d’un changement important sur l’aéro… ou lorsque le pilote commence à avoir mal aux bras en fin de course !

 

Plus haut, de droite à gauche. La molette jaune « MAP » permet de changer de cartographie moteur, notamment sous safety car, avec une influence sur la consommation d’essence. Le bouton orange « EMER » est enclenchée en cas de problème de boîte. Si le pilote est bloqué sur un rapport, il pousse ce bouton pour débloquer la boîte. Le bouton noir « AUX » est utilisé pour l’enregistrement des datas de la part d’un ingénieur. Quant à la molette « EGS », elle agit sur la vitesse de passage des rapports.

 

Se trouve ainsi une ligne de quatre boutons : blanc « NEUT » pour se mettre au point mort, jaune « REV » pour passer la marche arrière, gris « FUEL RESET » pour remettre sur infos sur le plein à zéro et vert « PIT » pour enclencher le limiteur de vitesse dans les stands. Juste au dessus, le bouton noir « ALARM » permet de signifier au team qu’il y a une alerte au niveau du moteur ou des températures. A droite, un bouton identique permet au pilote de modifier l’affichage situé sur la partie haute du volant. La configuration généralement utilisée est la suivante : le nombre de tours, l’essence restant et la position sur le premier écran ; les km/h sur le deuxième écran ; le chrono sur le troisième écran.

 

Les deux derniers boutons, blanc et bleu, permettent respectivement de parler, « RADIO » et de faire des appels de phare, « FLASH ». Ce dernier est certainement le bouton favori de bon nombre de pilotes !

 

A gauche du volant, d’autres réglages sont disponibles, notamment concernant la position des phares, ou encore quelle pompe à essence utilisée : deux sont disponibles pour parer à toute éventualité. C’est sur cette partie que ce situe le bouton permettant de mettre le contact « Ignition », puis de démarrer le moteur , vert « Engine Strart », et enfin de l’arrêter, rouge « Engine Stop ». Petite particularité sur la Ginetta-Zytek, le pilote n’a pas a branché de fiche pour le transpondeur. Il lui suffit de choisir la position correspondant à son nom sur la molette appropriée. Contrairement à certaines voitures, il n’y a aucun bouton pour boire. Le bidon est situé à gauche et le pilote doit simplement « branché » son tuyau lors de son installation dans le cockpit.

 

Olivier Pla de conclure : « A première vue, il y a beaucoup d’informations sur le volant. Mais il est vraiment très simple d’utilisation. Contrairement à la RS Spyder, le volant est entier, avec l’affichage intégré. Personnellement, je préfère tout avoir directement sur le volant. Celui proposé par Zytek est vraiment bien fait. Tout est optimisé pour le pilote ! »

 

Nous remercions le pilote toulousain pour cette découverte !

 

Anthony Megevand

 

 

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