Le Mans

24 Heures 2011 : La présentation des LMP1…

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Audi Sport Team Joest -Audi Sport North America

Audi R18 TDI n°1, 2 et 3

Directeur de la compétition : Wolfgang Ullrich

Team Manager : Ralf Jüttner

Audi R18 TDI – Moteur V6 diesel 3,7 litres simple turbo – Pneus Michelin

 

 

 

Audi R18 TDI n°1 – Audi Sport Team Joest : Romain Dumas (FR)-Timo Bernhard (D)-Mike Rockenfeller (D)

 

Journée Test : 3’27″815 – 2ème temps

Spa : 4ème

 

 

Audi R18 TDI n°2 – Audi Sport Team Joest : Benoît Tréluyer (F)-André Lotterer (D)-Marcel Fässler (D)

 

Journée Test : 3″27″878 -  4ème temps

Spa : 5ème

 

 

Audi R18 TDI n°3 – Audi Sport North America : Tom Kristensen (DK)-Allan McNish (G-B)-Rinaldo Capello (I)

 

Journée Test : 3’27″687 – meilleur temps

Spa : 3ème

 

Audi a abandonné les prototypes ouverts en 2011 pour se convertir au Coupé. Le constructeur allemand a ressorti pour la dernière fois les R15 TDI à Sebring afin de continuer à peaufiner la préparation des R18 qui ont multiplié les essais.

 

Pour leur première sortie officielle lors de la Journée Test au Mans, les trois R18 TDI ont fait forte impression, monopolisant pendant longtemps les trois premières places des deux séances d’essais libres avant que Stéphane Sarrazin dans les ultimes instants de la journée ne place sa Peugeot au troisième rang. Cette prestation était d’autant plus remarquable que les pilotes ne semblaient pas attaquer outre mesure, c’était tout du moins l’impression visuelle.

 

A Spa, les essais libres et les qualifications confirmaient la tendance et les R18 étaient devant les Peugeot, même si celles-ci avaient été piégées en qualification par la sortie de piste de Matthieu Lahaye. En course, pourtant, il en a été tout autrement, les R18 qui avaient occupé les trois premières positions sur la grille de départ n’ont pu mieux faire que trois, quatre et cinq! Elles ont connu toutes trois des problèmes divers qui les ont retardé. On retiendra principalement une consommation un peu excessive et un problème de pick-up sur les pneumatiques. Nul doute qu’à Ingolstadt on va sérieusement se retrousser les manches et tirer les leçons de la course belge. Les R18 étaient à Spa en configuration Le Mans, ceci expliquant peut-être en partie cela…

 

Côté pilotes, Audi ne part pas dans l’inconnu puisqu’il a reconduit les équipages auteurs du triplé retentissant au Mans en 2010. Avec Kristensen (8 victoires au Mans), McNish (2 succès), Capello (3 victoires), Dumas, Bernhard et Rockenfeller, Audi possède six anciens vainqueurs dans la Sarthe, et le trio de la R18 n°2 n’est pas mal non plus avec Lotterer; champion de Formule Nippon 2010, Tréluyer qui vient de remporter la première manche du SUPER GT 2011, et Fässler qui possède lui aussi un joli palmarès, la marque allemande est bien pourvue. Tom Kristensen, le plus rapide lors de la Journée Test, se verrait bien coiffer une neuvième couronne….

 

Dr Wolfgang Ullrich à E-I :

 

Le début de saison : « Jusqu’à maintenant, nous avons suivi le processus de développement de la nouvelle voiture. Nous avons fait beaucoup de séances d’essais durant l’hiver et nous avons fait quelques runs d’endurance également – le dernier, la semaine dernière tout juste. La première fois que nousavons été sur un circuit en même temps que d’autres concurrents, c’était lors de la Journée Test, qui s’est déroulée pour nous de manière très positive, la voiture ayant d’entrée montré un gros potentiel. Ensuite, nous avons fait notre première course, la course ILMC de Spa où nous avons été très performants en qualifications et également en course. Cependant malheureusement le résultat de la course n’a pas été aussi bon que nous l’espérions. N’importe, nous sommes prêts à aller au Mans. Nous pensons que la voiture sera très bien sur ce circuit ; Aussi nous voulons essayer de tout donner afin de faire un bon résultat pour Audi. »

 

Les espoirs pour Le Mans : « Nos espoirs, c’est d’être compétitifs et de pouvoir remporter la course. De plus, nous voulons être à un niveau de compétitivité qui nous donne l’occasion de nous battre avec nos concurrents au même niveau des chronos, afin d’obtenir le meilleur résultat dans ces 24 Heures. »

 

Les concurrents : « Nous savons que Peugeot, particulièrement, a un niveau de performance élevé et que l’ensemble de leur équipe est très professionnelle. Don, nous les estimons beaucoup et nus savons également que nous devons les battre si nous voulons gagner cette course. Nous ne voulons jamais sous-estimer aucun de nos concurrents, particulièrement des teams aussi forts que l’est Peugeot. »

 

Hope Racing – Oreca Swiss Hytech-Hybrid n°5

Propriétaires : Benoît Morand et Jean-Marie Brulhart

Team Manager : Benoît Morand

Oreca Swiss Hytech Hybrid – moteur 4 cylindres turbo Lehmann – Pneus Michelin  

 

ORECA SWISSTECHHY Hybrid : Steve Zacchia – Jan Lammers – Casper Elgaard

 

 

Journée Test : 3’48″954 – 22ème

Spa : forfait

 

L’équipe suisse s’est lancée dans unn projet ambitieux, puisqu’elle sera la première à disputer les 24 Heures du Mans avec une voiture à motorisation hybride. Le saut est d’importance pour une équipe courant précédemment en Formula Le Mans, non sans succès d’ailleurs, le team étant vice-champion 2010. Pour ce qui est du châssis en revanche l’équipe n’a pas voulu innover et à fait confiance à un châssis confirmé, le châssis Oreca 01, qui sera donc propulsé par un quatre cylindres turbo développé par le préparateur Lehmann, le système hybride étant un système mécanique récupérant l’énergie accumulée au cours des freinages, grâce à un disque carbone, le “Flywheel”, tournant lors du freinage.

 

Le proto a fait ses débuts publics en piste lors de la Journée Test. La voiture n’a pas pris part à la première séance de la Journée Test, mais l’après-midi Steve Zacchia a pu boucler 18 tours de circuit, réalisant un honorable chrono pour les débuts de la voiture. L’équipe a préféré ensuite faire l’impasse sur les 6 Heures de Spa afin de poursuivre méthodiquement et plus tranquillement les essais, notament sur le HTTT Paul-Ricard, pour préparer les 24 Heures du Mans.

 

L’Oreca n°5 a un très bel équipage, avec Steve Zacchia, vice-champion FLM 2010 avec le Hope Racing. Le suisse, bien qu’il n’ait que 28 ans, a déjà une belle carrière en endurance, carrière déjà démarrée en 2003. Il a couru en GT pour Larbre entre autres teams, avec une victoire à Interlagos, a fait deux fois Le Mans avec Larbre en 2003 (4ème en GTS) et en 2008 sur la Lola Judd Sebah. Il sera bien entouré au Mans avec le retour de Jan Lammers dont ce devrait être la 22ème participation à l’épreuve mancelle, épreuve que le holllandais a gagné en 1988 avec Jaguar. Lammers, que le public retrouvera avec plaisir, a un superbe palmarès en endurance, avec deux victoires dans les 24 Heures de Daytona et deux titres FIA SCC, parmi d’autres succès. Le troisième homme de l’équipe, Casper Elgaard, a également connu la victoire au Mans, en LMP2 en 2009 avec la Porsche RS Spyder du Team Essex après avoir terminé deuxième l’année précédente avec la même voiture. Il a remporté quatre fois le disputé Championnat danois de Tourisme, le DTC, son dernier titre ayant été remporté l’an passé.

 

Sans références, il est difficile de se livrer à un pronostic. Ce qui est certain, c’est que cette participation sera très suivie par les observateurs et va peut-être ouvrir une voie nouvelle, qui sait?

 

Benoït Morand à E-I :

Que pensez-vous de votre préparation?

« En fonction des délais que nous avons eu avec la mise en place d’un programme LMP1 hybride et de son homologation, nous ne pouvons être complètement satisfait. Cependant au vue des derniers tests, nous sommes raisonnablement content de notre préparation. »

Quelles sont vos espoirs pour Le Mans?

« Voir le drapeau à damier serait une immense victoire pour notre équipe. »

Que pensez-vous de vos concurrents?

« Si l’on parle des constructeurs Audi et Peugeot, pour cette année nous sommes encore dans un autre monde (j’espère que d’ici 2012 cela sera différent). Par rapport aux autres concurrents LMP1 essence je pense que nous avons notre rôle à jouer et nous espérons pouvoir rivaliser avec les meilleures, qui restent Pescarolo, et peut-être Rebellion. »

 

Team Peugeot Total

Directeur : Olivier Quesnel

Team Manager : Sven Smeets

Directeur Technique : Bruno Famin

Peugeot 908 – Moteur V8 diesel double turbo 3,7 litres

Pneus Michelin

 

 

Peugeot 908 n°7 – Peugeot Sport Total : Alexander Wurz-Marc Gené-Anthony Davidson

 

Journée Test : 3’32″549 – 7ème temps

Spa : 1er

 

 

Peugeot 908 n°8 – Peugeot Sport Total : Stéphane Sarrazin-Franck Montagny-Nicolas Minassian

 

Journée Test : 3’27″876 – 3ème temps

Spa : 2ème

 

 

Peugeot 908 n°9 – Team Peugeot Total : Sébastien Bourdais/Simon Pagenaud/Pedro Lamy

 

Journée Test : 3’28″804 – 5ème temps

Spa : 8ème

 

Battu au Mans par Audi en 2010 après avoir dominé les voitures allemandes en performances pures, le constructeur français entend bien prendre sa revanche. Si la remplaçante de la 908 HDi FAP s’appelle…908, les différences sont d’importance, même si elles se cachent principalement sous le pelage des lionnes. La firme de Vélizy a multiplié les séances d’essai et n’a pas hésité à faire prendre le baptême du feu aux nouvelles 908 sur le circuit exigeant de Sebring. Le résultat n’a pas été à la hauteur des espérances de Peugeot, avec une troisième et une huitième place, mais les 908 avaient montré un joli potentiel, alors que l’accrochage entre Marc Gené et Dindo Capello a peut-être changé la donne.

 

Lors de la Journée Test, les Peugeot, bien que très près des R18 avec lesquelles elles pouvaient se jauger pour la première fois, ont paru un ton en-dessous des Audi. A Spa, avant la course, les comparaisons étaient identiques, même si en qualifications les 908 n’avaient pas pris la piste au moment voulu. En course, on sait qu’il en a été autrement, avec d’abord une remontée rapide des Peugeot vers l’avant, Peugeot qui ont même failli faire un triplé dans les Ardennes. Sachant que Spa et Le Mans n’ont pas tout à fait les mêmes caractéristiques et qu’il est difficile de savoir dans quelle configuration les uns et les autres tournaient, il ne faut pas tirer de conclusions définitives de la course spadoise. Une chose est certaine en revanche, en performances, les 908 et les R18 sont proches, et l’affrontement dans la Sarthe devrait être royal.

 

Pour ce qui est des pilotes, Peugeot n’a rien à envier à Audi. Certes, deux seulement de ses neuf pilotes (Wurz deux fois, Gené une fois) l’ont emporté au Mans, mais les sept autres possèdent à la fois expérience et vélocité, avec des palmarès plus que solides : 4 titres en Champ Car pour Bourdais, victoire à Spa en ILMC et une carrière en F1 pour Davidson, 1 titre FIA GT2, 3 titres Le Mans Series et les 24 Heures du Nürburgring pour Lamy, vice-champion LMS avec plusieurs victoires pour Minassian, champion World Series et victoires en ILMC et au Petit Le Mans pour Montagny, champion de Formule Atlantic, champion ALMS et victoires en LMS pour Pagenaud, 2 titres en Le Mans Series, vice-champion ALMS GT1, victoires aux 24 Heures de Spa et au petit Le Mans pour Sarrazin, le roi de la pole position au Mans, sans que cette énumération soit exhaustive pour chacun de ces pilotes….

 

 

Olivier Quesnel et Bruno Famin à E-I :

 

Que pensez-vous de votre saison jusqu’à maintenant?

“Nous avons commencé à préparer les 24 Heures du Mans 2011 dès l’arrivée du Mans 2009. Il a fallu en effet concevoir et développer une nouvelle voiture pour répondre à la réglementation. Nous avons donc enchaîné les séances d’essais et poursuivi notre préparation en disputant deux courses : Sebring en mars et Spa début mai. Nous avons ainsi pu emmagasiner des informations capitales en condition réelle. C’est important pour les voitures, les pilotes et les mécaniciens car la moindre erreur en juin sera sanctionnée immédiatement. Notre début de saison a donc débuté en juin 2009 !”

 

Quells sont vos espoirs pour Le Mans?

“Les 24 Heures du Mans sont impitoyables et imprévisibles ce qui les rend mythiques et légendaires. C’est notre grand rendez-vous de l’année et nous espérons reconquérir le trophée que nous avions gagné en 2009. “

 

 

Comment jugez-vous la concurrence?

“Durant toute notre préparation, nous sommes restés concentrés sur notre propre objectif de travail. On ne sait pas aujourd’hui qui de nous ou de notre adversaire sera le plus rapide en essais. ¨Pour mesurer réellement et se comparer, il faudra attendre le premier relais en course samedi. “

 

Team ORECA Matmut – Peugeot 008 HDi FAP n°10

Président: Hugues de Chaunac

Team Manager: Philippe Leloup

Directeur technique : David Floury

Peugeot 908 HDi FAP – Moteur V12 diesel double turbo 5,5 litres

Pneus Michelin

 

 

Peugeot 908 HDi FAP n°10 : Loïc Duval-Nicolas Lapierre-Olivier Panis

 

 

Journée Test : 3’31″141 – 6ème temps

Spa : 10ème

 

 

Hugues de Chaunac et ORECA viennent au Mans pour la seconde fois consécutive avec la Peugeot 908 HDi FAP. Celle-ci a été mise en conformité avec la règlementation 2011. L’année dernière a été fructueuse pour ORECA. On garde en mémoire la charge de Loïc Duval dans l’édition des 24 Heures 2010, attaquant en fin d’épreuve pour placer sa 908, dernière survivante du cam Peugeot, sur la dernière marche du podium, établissant le meilleur tour en course, avant que le moteur ne cède à son tour, provoquant les larmes du boss d’ORECA. La fin de l’année avait été plus douce avec le titre Le Mans Series. La nouvelle année a été encore meilleure avec une tonitruante victoire dans les 12 Heures de Sebring, face aux 908 2011 et aux Audi R15. Hugues de Chaunac pouvait à nouveau verser des larmes, mais cette fois de bonheur. Cela s’est moins bien passé en revanche à Spa, la 908 ayant perdu du temps en début de course sur des problèmes moteur.

 

 

ORECA est reparti avec le même trio de pilotes, Duval-Lapierre-Panis. L’ex-vainqueur du GP de Monaco hésitait à repartir pour une nouvelle saison en endurance. Il a fait le bon choix en continuant et en ajoutant ainsi les 12 Heures de Sebring à son palmarès après avoir été vice-champion pilotes 2010 en Le Mans Series, tout comme Nico Lapierre, un des pilotes les plus rapides du peloton, l’ex-vainqueur du GP F3 de Macao, une référence, méritant également d’ajouter une classique à ses victoires en Le Mans Series. Loïc Duval commence à se faire un palmarès bien garni, Sebring s’ajoutant à ses titres japonais en Formule Nippon (2009) et en SUPER GT (2010), sa performance du Mans 2010 ayant bien entendu marqué les esprits.

 

 

La 908 ORECA ne partira sans doute pas avec les faveurs du pronostic face à Peugeot et Audi qui alignent des nouveaux modèles. L’équipe officielle Peugeot sera certainement mieux armée qu’à Sebring et les Audi R18 sont très performantes. Il n’en reste pas moins que 24 Heures, c’est long et qu’il peut se passer beaucoup de choses. Il faudra cependant vraisemblablement que les six “usine” connaissent quelques soucis. C’est peut-être beaucoup… Le gain de poids de 15kg accordé par l’ACO devrait cependant rendre la voiture encore plus compétitive.

 

 

David Floury à E-I : “Le bilan est positif. La saison a très bien commencé à Sebring avec une très belle victoire qui a fait du bien à toute l’équipe. C’est un super résultat obtenu devant les usines, et non pas par manque de concurrence. C’est une juste récompense pour toute l’équipe et pour les pilotes qui ont fait un travail remarquable. C’est une victoire 100% made in France qui permet de compléter l’imposant palmarès de la Peugeot 908 HDI FAP : pilotes, équipe, voiture, pneumatique Michelin, toutes les composantes de cette victoire sont françaises.”


“Spa a été un peu plus difficile. On savait que sur une course de 6 heures, avec la règle de safety-car européenne et de par le plateau présent à Spa, il serait très difficile de viser un podium. Malheureusement, nous avons rencontré un problème de pompe à gasoil en début de second relais. Sans cela, la quatrième place était jouable. Cela étant, c’est certainement un mal pour un bien. Le problème rencontré à Spa a été analysé et ne devrait pas se reproduire au Mans.”


“Un podium serait génial. Pour cela il nous faudra appliquer la même stratégie qu’à Sebring : faire une course solide et parfaite. L’erreur ne sera pas permise. Si nous y parvenons, nous pouvons espérer un bon résultat. Notre voiture est éprouvé. Ce ne sera pas la voiture la plus rapide, mais c’est une base connue et éprouvée. On a vu à Spa que les nouvelles voitures pouvaient rencontrer de petits soucis ou faire des erreurs, à nous donc d’être à l’affut. Je pense que nous allons assister à une superbe course car le plateau est superbe. Le duel Audi-Peugeot va être passionnant et il est très difficile d’en prédire l’issue. Il y a également de très bonnes voitures essence qui seront favorisées par les dernières modifications règlementaires.”

 


Rebellion Racing – Lola Toyota n°12  et 13

Directeur : Alexandre Pesci

Team Manager : Bart Hayden

Lola B06/10 Toyota – Moteur Toyota V8 3,4 litres

Pneus Michelin

 

 

Lola B10/60 Coupé-Toyota n°12 : Neel Jani-Nicolas Prost-Jeroen Bleekemolen

 

Journée Test : 3’37″809 – 9ème temps

Spa : 7ème

 

 

Lola B10/60 Toyota n°13 : Jean-Christophe Boullion-Andrea Belicchi-Guy Smith

 

 

Journée Test : 3’38″716 – 10ème temps

Spa : 9ème

 

 

Le Rebellion Racing a été rudement frappé en 2010 par la disparition de Hugh Hayden qui faisait l’unanimité dans le paddock. Son fils Bart a pris la relève et le team poursuit sa route. Pour la  troisième année consécutive, le team change de motorisation : après le Judd en 2009 et le Rebellion en 2010, les Lola sont cette année propulsées par le Toyota RV8KLM 3,4 litres.

 

La Lola Toyota de Jani/Prost/Bleekemolen a fait des débuts honorables à Sebring, prenant la septième place de l’épreuve, en ayant fait preuve de fiabilité. Celle-ci s’est confirmée dans les deux manches Le Mans series au Castellet et à Spa, les deux Lola finissant à chaque fois dans les points, ce qui permet à Lola-Toyota d’occuper la première place du classement constructeurs et au Rebellion Racing d’être en deuxième position du classement teams, à deux points du Pescarolo Team Autovision

 

Ces bons résultats bruts ne sont certainement pas cependant à la hauteur des espérances du team qui se voit surclasser, comme toutes les équipes “essence” par les LMP diesel qui les laissent loin derrière. Lors de la Journée Test, la meilleure des deux Lola-Toyota était à dix secondes de l’Audi de Kristensen, ce qui sur 24 Heures représente un véritable gouffre. Comme les autres, le Rebellion Racing fonde sans doute de grands espoirs sur une nouvelle définition des équivalences pour les 24 Heures 2011, il en va certainement de même pour Toyota….

 

Rebellion est bien armé pour ce qui est des pilotes, avec Bleekemolen, double champion Porsche Supercup et champion ALMS GTC 2011, Jani, double champion A1 GP, Belicchi, champion Eurocup Renault Spider, champion de Finlande et de Russie F3, champion GTS en Open GT, Boullion, champion de F3000, double champion Le Mans Series (LMES et LMS), Prost, champion Euroseries F3000, et Smith, vainqueur des 24 Heures du Mans 2003 avec Bentley et deuxième en 2004 sur Audi, dont on ne compte plus les podiums en ALMS ou en Grand-Am, avec des podiums à Sebring et à Daytona, pour ne retenir que les résultats les plus  marquants de ces six pilotes.

 Bart Hayden à E-I :  Le début de saison : « Très chargé ! Nous avons construit trois Lola-Toyota LMP1, nous avons couru dans les deux championnats ILMC et LMS et introduit beaucoup de nouveautés (aérodynamique, suspension avant, pneus avant larges …) et préparé Le Mans : « Nous sommes très satisfaits de notre partenariat avec TMG. Le nouveau moteur Toyota a affiché une très belle fiabilité tout en étant déjà très performant. Cela nous rend confiant pour les 24 Heures. Nous avons la LMP1 essence la plus rapide et nous occupons de bonnes positions dans les deux championnats ILMC et LMS. L’équipe technique a été renforcée durant l’hiver et nous sommes dorénavant plus forts. Nous attendons beaucoup du reste de la saison. Les espoirs pour Le Mans : “Notre objectif est de rester au plus près possible des diesel et d’avoir nos deux voitures les mieux classées possibles à l’issue de la course, avec  si possible une des deux meilleures LMP1 essence. Nous pensons qu’un Top 5 peut être un objectif raisonnable. La différence de performance avec les diesel ne nous permettra pas de lutter sur la piste. Il nous faudra être fiables et rester en dehors des ennuis. Les concurrents : “Nos concurrents directe seront les KMP1 essence. A surveiller les Pescarolo 15 et 16 et la Zytek d’Olivier Pla

 

 

 

  OAK Racing 6OAK Pescarolo-Judd n°15 et 24

Directeur : François Sicard

Team Manager : Sébastien Philippe

Directeur Technique : Christophe Chapelain

OAK Pescarolo Judd – Moteur V8 Judd 3,4 litres

Pneus Dunlop

 

 

OAK Pescarolo-Judd n°15 : Guillaume Moreau-Pierre Ragues-Tiago Monteiro

 

Journée Test : 3’39″113 – 11ème

Spa : non partant

 

 

OAK Pescarolo-Judd n°24 : Jacques Nicolet-Richard Hein-Jean-François Yvon

 

 

Journée Test : 3’47″894

Spa : non partant

 

 

OAK Racing continue sa montée en puissance en passant de la catégorie LMP2 au LMP1, avec qui plus est deux protos, tout en poursuivant son engagement en LMP2. Le team sera le plus repésenté lors des 24 Heures 2011 avec quatre voitures en piste. L”équipe est désormais installée dans le Technoparc manceau après avoir racheté les locaux de Luc Alphand Aventures et dispose d’un bureau d’études très étoffé. L’année 2010 a été particulièrement bonne pour OAK Racing, avec une 2ème place en LMP2 (après la 3ème de 2009), les titre ILMC et LMS en LMP2 (qui succède au titre Asian Le Mans Series 2009) et la victoire au Michelin Green X Challenge dans les deux Séries, ce qui vaut à OAK Racing d’avoir quatre protos au Mans en 2011.

 

Outre cette montée en puissance de son écurie, Jacques Nicolet a marqué les esprits en rachetant les actifs de Pescarolo Sport avec Joël Rivière, les deux hommes ayant immédiatement remis les clefs des locaux à Henri Pescarolo.

 

L’année 2011 avait commencé de manière prometteuse à Sebring, la OAK Pescarolo-Judd de Moreau/Ragues/Lahaye occupait une très belle quatrième place lorsque Matthieu Lahaye dut stopper en raison d’une fuite d’essence. La LMP1 n°24 devait abandonner sur un problème de soupapes, mais Richard Hein eut la satisfaction d’occuper provisoirement la première place. Lors de la Journée Test où les LMP1 du team tournaient avec le nouveau kit aéro comprenant un aileron arrière très original, Hein fut plus malheureux, la OAK Pescarolo n°24 faisant une violente sortie de piste dans le Virage Ford, ce qui empêcha la voiture de tourner pendant la  première séance tandis que la n°15 connaissait une journée sans problèmes.

 

A Spa, la malchance a fui à nouveau l’équipe. La n°24 n’était pas prête pour courir dans les Ardennes et Matthieu Lahaye était victime d’une grosse sortie de route en qualifications, ce qui obligeait la voiture à être forfait pour la course et empêchait malheureusement Matthieu de pouvoir disputer à nouveau les 24 Heures du Mans.

 

Guillaume Moreau, après avoir débuté en endurance chez Courage Compétition puis chez LAA où il décrochait le titre pilotes GT1 en LMS en 2008 est désormais très aguerri sans  avoir pour autant perdu sa pointe de vitesse et Pierre Ragues, qui revient au bercail avec deux belles saisons avec le Team Signature, est également  rapide et fiable. Le trio de la n°24 est déjà monté sur le podium au Mans (3ème en LMP2) et l’a encore frôlé l’année dernière. Jacques Nicolet a entretenu sa condition cette année en VHC, avec des victoires en CER et en VdeV, Richard Hein, champion Asian Le Mans Series 2009 LMP2 comme ses coéquipiers, a mené la course à Sebring et Jean-François Yvon en sera à sa douzième participation au Mans où il compte une victoire en Groupe B. La n°15 sera à la lutte pour les premières places des protos essence, tandis que la n°24 fera vraisemblablement une course sage et régulière, misant sur la constance et l’endurance pour obtenir un résultat satisfaisant.

 

 

François Sicard à E-I 

 

Le début de saison : « Cela avait très bien commencé à Sebring, après une intersaison bien chargée au Mans, avec les nouveaux locaux, un engagement en LMP1 et en LMP2. A Sebring, nous avons été bien sûr déçus, parce que la OAK Pescarolo n°15 avant son problème de fuite d’essence tournait sur un très bon rythme, en quatrième position, et Richard Hein, sur la n°24 a même été en tête de la course. Les voitures étaient performantes et c’était donc très bien ; Evicemment, la suite a été moins bonne, avec l’accident de la n°24 pendant la Journée Test qui l’a empêchée de courir à Spa, et puis bien entendu à Spa, le gros accident de Matthieu Lahaye ; Nous avons travaillé dur pour tout remettre en ordre pour Le Mans. »

 

Les espoirs et les concurrents pour Le Mans : « Ce sera d’être en haut de l’affiche des voitures essence, car nous ne pourrons rivaliser avec les diesels de Peugeot et Audi. Nous avons dans cette catégorie essence très officieuse des concurrents redoutables comme la Pescarolo-Judd de Henri Pescarolo et les Lola Toyota entre autres. De toutes façons, nous abordons Le Mans avec beaucoup d’humilité, nous sommes en phase d’apprentissage et nous avons beaucoup à apprendre. »

 

Pescarolo Team Autovision _Pescarolo-Judd n°16

Président : Henri Pescarolo

Directeur Technique ; Claude Gallopin

Pescarolo-Judd – Moteur V10 Judd 5 litres

Pneus Michelin

 

 

Pescarolo-Judd n°16 : Christophe Tinseau-Emmanuel Collard-Julien Jousse

 

Journée Test : 3’36″583 – 8ème

Spa : 6ème

 

Pescarolo de retour sur les pistes en 2011 après une absence forcée en 2010, voilà qui a fait noircir des feuilles de papier et tourner les rotatives! Le quadruple vainqueur des 24 Heures est de retour. Nous ne reviendrons pas sur les circonstances de ce retour très attendu, elles ont été très largement évoquées et commentées….En revanche, on ne pensait peut-être pas que ce retour serait aussi réussi. Toute l’équipe technique de Henri Pescarolo avait confiance en ce retour et le patron a retrouvé tout son monde. Après le redémarrage de décembre, l’équipe s’est mise au travail pour mettre la Pescarolo en configuration 2011, Henri Pescarolo a trouvé des partenaires, dont son sponsor principal, Autovision, pour assurer la saison 2011, a obtenu l’autorisation de diminuer la cylindrée du V10 Judd 5,5 l à 5 l pour supprimer des problèmes de vibration, et a réussi à avoir un équipage de grande valeur.

 

La Pescarolo Judd était restée sur une victoire en Asian Le Mans Series fin 2009 à Okayama; pour sa première course après une longue éclipse, elle s’est imposée en Le Mans Series au Castellet, a confirmé lors de la Journée Test en étant la plus rapide des LMP essence et a remporté une deuxième victoire en Le Mans Series à Spa -même sans podium-, avec une sixième place dans la course, mais devant deux protos diesel. Carton plein et chapeau bas.

 

Matériel éprouvé et efficace, mais aussi talent des pilotes : on ne compte plus les titres de Manu Collard (karting, F Renault, ISRS, SRWC, LMES, LMS), avec des victoires aussi prestigieuses que les 24 Heures de Daytona ou les 12 Heures de Sebring, et une deuxième place au Mans, avec une Pescarolo, sans oublier sa victoire de 2009 en LMP2 avec la Porsche RS Spyder Essex. Il a remporté le Petit Le Mans en 2010 sur une Corvette du Corvette Racing. Christophe Tinseau, vice-champion LMS et champion Asian Le Mans Series, reste sur une brillante série de trois vctoires consécutives avec la Pescarolo -Okayama, Le Castellet, Spa- et Julien Jousse, vice-champion World Series, s’est très vite adapté aux protos après deux saisons passées en GT1 avec Luc Alphand et tient la comparaison avec ses deux aînés.

 

 

Cependant, pour Pescarolo, la situation est restée la même qu’en 2009, et la différence entre les diesels et les essence ne s’est en rien estompée. Henri nous avait confié que les “équivalences n’étaient pas forcément équivalentes” et cela s’est encore vérifié lors de la Journée Test, avec neuf secondes d’écart entre l’Audi de Kristensen et la Pescarolo de Collard, meilleure des essence, et à Spa, où les protos essence n’ont pas existé face aux Peugeot et aux Audi. Les corrections apportées par l’ACO entre Spa et Le Mans devraient peut-être resserrer les écarts, mais une fois encore le but sera d’être devant les protos essence et d’attendre une casse éventuelle des diesel pour s’approcher du podium.

 

Henri Pescarolo à E-I :

 

Que penses-tu du début de saison de l’équipe?

« Cela ne pouvait pas être mieux pour nous. Il fallait prouver qu’après une année d’absence, nous étions aussi performants que lors de notre dernière victoire en Asie en1999. Ce fut magistral, puisque Pescarolo Team Autovision gagne sa première course au Paul Ricard. Aux essais préliminaires du Mans nous avons toujours été en tête des essences. A Spa nous gagnons la catégorie essence en terminant 6eme au général devant deux Peugeot. Avant les 24 heures nous sommes en tête du championnat Le Mans Series et du Michelin Green Challenge.Il y à pire comme début de saison. »

 

Quels sont les espoirs pour Le Mans?

« Le règlement technique de L’ACO à définitivement condamné toutes les voitures à moteur ssence, malgré un petit réajustement presque insignifiant. Nos espoirs seront donc d’être les meilleurs des” autres” pour récolter les miettes que nous laisseront les diesels. Mais cela finira par lasser même les plus enthousiastes. »

 

Que penses-tu de la concurrence?

“Oublions encore une fois les diesels. Il s’agira de battre une très forte équipe Rébellion Toyota, dont le chassi Lola à beaucoup progressé. Zytek est une valeur sûre, les Aston officielles seront peut être la surprise, mais il ne faudra pas oublier L’Aston de Kronos qui devrait aller très vite. Les Oak Pescarolo seront nos alliées.”

 

 

Quifel – ASM Team -Zytek 09SC n°20

Team Manager : Mauricio Pinheiro

Zytek 09SC – Moteur Zytek 3,4 litres – Pneus Dunlop

 

 

Zytek 09SC n°20 : Olivier Pla-Miguel Amaral-Warren Hughes

 

Journée Test : absente

Spa : non classée

 

Après avoir fait -brillamment ses gammes en catégorie LMP2, avec le titre Le Mans Series 2009, le team portugais a décidé, pour des raisons sportives et économiques, de passer à l’échelon supérieur en LMP1. Pour ce faire, le team a choisi d’oeuvrer dans la continuité, en conservant le même matériel, mis évidemment en configuration 2011, la même équipe technique et les mêmes pilotes, pour faciliter la transition.

 

Le team a centré sa saison 2011 sur le championnat Le Mans Series. Pour la première manche au Castellet, la Zytek 09SC a montré qu’elle était dans le rythme, Olivier Pla réalisant le deuxième chrono en qualifications. La suite fut moins heureuse, en raison du chaos du départ et d’une crevaison en résultant, la voiture suivant ensuite la cadence des leaders, mais à 10 tours de ceux-ci.

 

Quifel-ASM n’a pas fait le déplacement manceau, n’y étant pas obligé par la règlementation et a poursuivi sa saison à Spa. Deuxième des essence en qualifications, Olivier Pla a confirmé que la Zytek était bien à sa place en LMP1. En tout début de course, le français passait Nicolas Prost et emmenait le peloton des essence. Le reste de la course a été moins heureux, puisque le moteur a cassé.

 

Olivier Pla sera à nouveau le fer de lance de Quifel-ASM. Le toulousain est sans conteste est un des plus rapides pilotes de protos. Il s’est déjà imposé à trois reprises en LMP2 en Le Mans Series, dont il a été le champion LMP2 en 2009. Il a frôlé une fois le podium au Mans, en 2008. Miguel Amaral a bien progressé ces dernières années et le gentleman driver a étoffé son palmarès.

 

L’ambition de l’équipe portugaise sera évidemment de battre les autres Protos essence afin d’obtenir les meilleures places possibles derrière les diesels.

 

Mauricio Pinheiro à E-I :

 

Que pensez-vous de votre début de saison?

“Pour nous, c’est une saison d’adaptation avec le passage en LMP1 et les résultats ne nous ont pas satisfaits, car notre objectif était de terminer toutes les courses afin de pouvoir arriver à Estoril dans une position où nous pourrions nous battre pour le championnat. Une série de problèmes dans les deux premières courses, avec un pneu éclaté au Paul-Ricard qui nous a fait passer beaucoup de temps dans le stand et un problème de moteur à Spa qui ne nous a pas permis de terminer la course, nous ont privé de l’occasion d’obtenir de bons résultats mais nous savons que nous faisons un bon travail et nous efforçons en permanence de mieux faire, donc les résultats viendront.”

 

Quels sont vos espoirs pour Le Mans?

“Le Mans est toujours une course différente et assurément la plus importante de l’année. Nous devons nous concentrer pleinement sur notre travail et, je l’espère, la chance qui nous a fui dans les deux premières courses sera avec nous et nous permettra de terminer à une place dont nous serons tous fiers. Le premier objectif est de terminer mais nous souhaitons rallier l’arrivée en tant que la meilleure des voitures essence.”

 

Que pensez-vous des autres concurrents?

“Si on met à part Audi et Peugeot qui seront plus rapides que toutes les voitures essence, nos principaux concurrents devraient être ceuc que vous avons déjà rencontrés à Spa. Rebellion, OAK et Pescarolo sont nos concurrents directs et nous croyons que nous devrions être tous très proches au niveau des chronos, aussi la course devrait se décider en faveur de celui qui aura le moins de problèmes ou aura été le plus rapide à les régler. Sans aucun doute, ce sera une lutte très intéressante et très passionnante avec des teams qui méritent tout notre respect mais que nous ne craignons pas.”

 

 

Kronos Racing -Lola Aston Martin n°22

Directeur : Marc Van Dalen

Lola Aston Martin – Moteur V12 Aston Martin 6000 cm3 – Pneus Dunlop

 

 

Lola Aston Martin n°22 : Vanina Ickx-Bas Leinders-Maxime Martin

 

Journée Test : 3’41″654 – 12ème

Spa : absente

 

 

Deuxième réserve en catégorie prototypes, la Lola Aston martin du team belge a été admise pour les 24 Heures 2011 à la suiite du forfait d’une des Oreca-Nissan Signatech et de l’ARX-01e du Highcroft Racing. Le proto est d’ailleurs celui que le Team Signature alignait en 2010.

 

Pour les 24 Heures 2011, le Kronos Racing, principalement connu pour ses brillants résultants en Rallye, couronnés par le titre mondial obtenu en 2006 par la Citroën Xsara de Sébastien Loeb et Daniel Elena, s’est associé  avec le Marc VDS Racing, vu au Mans l’an passé avec une Ford GT et qui est engagé cette année dans le Championnat du Monde FIA GT1 avec deux Ford GT. L’association entre les deux entités est séduisante sur le plan technique et sportif. Les spectateurs vont également se réjouir d’entendre à nouveau le son du V12 Aston Martin.

 

Absente au Paul-Ricard, la Lola Aston Martin a débuté sa saison 2011 lors de la Journée Test. La voiture manquait de préparation, le team ayant manqué de temps pour réviser complètement le proto, et n’a effectué au total que 14 tours au cours des deux séances de la journée. Un des objectifs de la journée a été néanmoins atteint, Maxime Martin ayant pu faire ses dix tours qualificatifs, laissant de ce fait seulement quelques miettes à ses coéquipiers Vanina Ickx et Bas Leinders, tous deux qualifiés en raison de leurs participations précédentes aux 24 Heures. Maxime Martin s’est très vite habitué à la conduite d’un prototype et a réalisé un chrono convaincant. La journée de la Lola Aston Martin s’est achevée prématurément e raison d’une fuite sur le réservoir d’essence.

 

A la suite de la participation du Kronos Racing, Vanina Ickx sera la seule femme pilote au départ de la classique mancelle, que Vanina va disputer pour la septième fois, dix années après sa première venue au Mans. Vanina est déjà montée sur le podium en Le Mans Series à plusieurs reprises et arrivera bien entraînée, participant cette année au  Championnat du Monde FIA GT1 sur une Ford GT du Belgian Racing. Bas Leinders a fait une brillante carrière en monoplace, avec des titres en Formule Ford, en Formule Opel et en Formule 3 ainsi que des victoires en World Deries by Nissan. Après avoir été pilote d’essai en F1 pour Minardi, il s’est tourné vers le GT et dispute depuis deux ans le Championnat du Monde FIA GT1, cette année pour le Marc VDS Racing. Maxime Martin va débuter en protos, mais sa prestation de la Journée Test le montre, il apprend très vite. En Championnat du Monde GT1, il forme un tandem redoutable avec Frédéric Makowiecki, ayant remporté depuis le début de la saison deux courses qualificatives.

 

Si le Kronos Racing et le Marc VDS Racing ont eu suffisamment de temps pour parfaire la préparation de la Lola Aston Martin, celle-ci devrait être en mesure de se battre avec la Pescarolo Judd, la OAK Pescarolo, les Lola Toyota ou la Zytek 09SC.

 

Marc Van Dalen à E-I :

Que pensez-vous de votre préparation pour ces 24 Heures?

“Pas facile du tout … notre admission est arrivée bien tard, et, même si nous avions avancé grâce au support de nos partenaires, il s’agit pour toute l’équipe d’une véritable course contre la montre. “

 

Quels sont vos espoirs pour les 24 Heures?

“Avant tout terminer l’épreuve et de préférence sans encombres. Ce serait, vu les circonstances, déjà une magnifique victoire pour toute l’équipe et nos partenaires qui nous ont soutenu. Nous espérons aussi faire vibrer les nombreux spectateurs grâce au son “magique” du 12 cylindres “atmo” Aston !”

 

Que pensez-vous de vos concurrents?

« Avant tout, respect ! Nous arrivons avec beaucoup d’humilité. Il y a les “Usines” (Peugeot, Audi, Aston Martin), qui jouent logiquement dans une autre pièce que le nôtre. Et puis ils y a nos concurrents plus directs, comme les Pescarolo, Rebellion, Zytek, OAK et Oreca, en version LMP1 essence, tout comme nous. Ceci étant, nous ne tiendrons pas beaucoup compte de la place de l’un et de l’autre, notre objectif étant, je le répète, d’être à l’arrivée en respectant un tableau de marche strict qui tiendra compte de cet objectif. »

 

Aston Martin Racing – AMR-One n°007 et 009

Team Manager : George Howard-Chappell

Aston Martin AMR-One – Moteur 6 cylindres en ligne 2 litres turbocompressé

Pneus Michelin

 

 

Aston Martin AMR-One n°007 : Christian Klien-Stefan Mücke-Darren Turner

 

Journée Test : 3’51″568 – 25ème temps

Spa : forfait

 

 

Aston Martin AMR-One n°009 : Adrian Fernandez-Andy Meyrick-Harold Primat

 

Journée Test : 12’42″674 – 54ème temps (2 tours)

Spa : forfait

 

Troisième grand constructeur engagé officiellement en LMP1, Aston Martin a choisi, contrairement à Peugeot et à Audi, de construire un proto ouvert et non un Coupé, avec une motorisation essence de surcroît.

 

Pour ce moteur justement, AMR a choisi une solution originale -trop?- en optant pour un six cylindres en ligne turbocompressé, option qui a beaucoup étonné. Le projet d’Aston Martin Racing a été lancé assez tard et AMR a un peu couru après le temps. Les protos britanniques n’étaient pas prêts pour Sebring et n’ont effectué leurs premiers tours de roue qu’au mois de mars.

 

Les débuts publics de l’AMR-One étaient donc très attendus lors de la Journée Test. Ils n’ont malheureusement pas été à la hauteur de ces attentes. L’AMR-One n°007 n’a bouclé que 10 tours du circuit manceau, avec une modeste 25ème place, sans pouvoir tourner l’après-midi, alors que la n°009 n’est créditée que de deux tours, sans que l’un de ceux-ci soit un tour lancé, les deux AMR-One abandonnant cette Journée Test avant son terme, en proie à des problèmes moteur rédhibitoires.

 

En raison d’un manque de préparation trop important, Aston Martin Racing a décidé de faire l’impasse sur les 6 Heures de Spa, afin de tenter de préparer pour le mieux Le Mans. Le team est parti en Espagne à Motorland Aragon pour des séances d’essai intensives, mais dans ces conditions, on peut éprouver des craintes légitimes pour les 24 Heures 2011.

 

Les deux AMR-One disposent pourtant de deux beaux équipages, avec Christian Klien, ex-pilote de F1 et troisième en 2008 au Mans avec Peugeot, Stefan Mücke, champion Le Mans Series 2009, Darren Turner, dont on e compte plus les podiums, que ce soit en ALMS, en Le Mans Series ou en FIA GT1, Adrian Fernandez, champion ALMS LMP2 2009 qui compte des victoires en IndyCar, en CART et en Grand-Am également, Harold Primat -deux podiums à Sebring, une victoire en Asian Le Mans Series- et Andy Meyrick, un podium à Sebring et un à Laguna Seca.

 

George Howard-Chappell à E-I :

Le début de saison : “Après la conclusion du projet AMR-One fin 2019, le team a travaillé incroyablement dur pour développer et tester ce qui est une voiture totalement nouvelle. Chaque élément de la voiture étant nouveau, nous apprenons vite et, petit à petit, ls performances de la voiture sont en amélioration. Nous considérons ceci comme un programme étalé sur trois ans pour pouvoir se battre pour la victoire au Mans. Cette année, ce sera beaucoup plus une année de développement et d’essais. »

 

Les espoirs pour Le Mans : »Nos espoirs pour Le Mans sont réalistes, si on se base sur le nombre de kilomètres parcourus par la voiture. Cette année, les 24 Heures sont pour nous une nouvelle étape du développement de la voiture en conditions de course. »

 

Les concurrents : « La compétition est de plus en plus forte chaque année et il semble que les diesels aient fait quelques progrès importants malgré la réduction de la cylindrée. L’ACO commence à faire les modifications nécessaires quant à la balance de performance des moteurs mais il y a encore un long chemin à parcourir avant que les essence et les diesel puissent courir sur un pied d’égalité. »

 

Claude Foubert

 

 

 

 

 

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